
Maladie de Crohn et MII
Un soutien concret pour les traitements des maladies inflammatoires de l'intestin — de la conservation au froid jusqu'aux démarches de remboursement.
Le pharmacien dans le suivi d'une MII
La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse évoluent par périodes d'accalmie et de poussée. Le traitement vise à obtenir puis à maintenir la rémission, ce qui suppose de prendre ses médicaments avec régularité, même quand tout va bien. Votre pharmacien est le professionnel de la santé que vous croisez le plus souvent : il peut répondre à vos questions entre deux rendez-vous en gastroentérologie, vérifier les interactions et éviter que vous perdiez le fil des renouvellements.
Les grandes familles de traitements
Il n'existe pas un traitement unique de la maladie de Crohn : le choix dépend de la localisation et de la sévérité de l'atteinte, de ce qui a déjà été essayé et de votre situation personnelle. Cette décision appartient à votre gastroentérologue. Voici, à titre informatif, les familles que l'on rencontre le plus souvent.
Les aminosalicylés (5-ASA), pris par la bouche ou par voie rectale, surtout dans la colite ulcéreuse.
Les corticostéroïdes, employés sur de courtes périodes pour maîtriser une poussée, et non comme traitement d'entretien.
Les immunosuppresseurs, comme l'azathioprine ou le méthotrexate, qui demandent des prises de sang de contrôle régulières.
Les traitements biologiques, administrés en injection sous-cutanée ou en perfusion, qui ciblent des éléments précis de la réaction inflammatoire.
Les biosimilaires, des versions d'un biologique déjà commercialisé, autorisées par Santé Canada selon des exigences propres à cette catégorie.
Les approches non médicamenteuses — suivi nutritionnel, arrêt du tabac, soutien psychologique, et parfois la chirurgie — qui font partie du plan de soins.
Les biosimilaires au Québec : ce qui a changé
Depuis avril 2022, le régime public d'assurance médicaments du Québec rembourse le biosimilaire lorsqu'il en existe un pour le médicament biologique d'origine. Des exceptions sont prévues, notamment pendant la grossesse, pour les moins de 18 ans et dans certaines situations cliniques particulières. Si une transition vous concerne, elle est encadrée : votre gastroentérologue et votre pharmacien vous expliquent le changement. Le dispositif d'injection n'est pas toujours identique au précédent, et nous prenons le temps de le revoir avec vous.
Le côté pratique, au quotidien
Conservation : la plupart des biologiques se gardent au réfrigérateur, jamais au congélateur. Sortez la seringue ou le stylo à l'avance pour qu'il atteigne la température ambiante, selon les indications du fabricant.
Voyage : nous fournissons une lettre pour le transport de vos médicaments et de vos aiguilles, ainsi que des conseils pour maintenir le froid.
Aiguilles usagées : nous vous remettons un contenant pour objets tranchants et le récupérons lorsqu'il est plein.
Première injection : un pharmacien vous montre la technique en privé; plusieurs programmes de soutien offrent aussi la visite d'une infirmière.
Perfusions : nous coordonnons avec votre clinique de perfusion pour que le produit soit au bon endroit au bon moment.
Vaccination : certains vaccins sont recommandés et d'autres à éviter lorsqu'on prend un immunosuppresseur. Nous validons votre carnet avec vous et avec votre médecin.
Couverture RAMQ et programmes de soutien
Les biologiques et les biosimilaires utilisés en gastroentérologie sont des médicaments d'exception : une autorisation de paiement doit être obtenue avant le remboursement par le régime public, puis renouvelée périodiquement. Nous préparons ces demandes avec votre clinique et vous prévenons avant l'échéance. Chaque fabricant offre par ailleurs un programme de soutien aux patients — aide au remboursement, enseignement, parfois soins infirmiers à domicile. Nous vous inscrivons à celui qui correspond à votre traitement.
Questions fréquentes
Pour en savoir plus
Crohn et Colite Canada publie de l'information fiable, en français, sur la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse et les traitements biologiques. Votre gastroentérologue demeure votre première référence pour tout ce qui touche votre plan de traitement.
Parler à un pharmacien
Décrivez votre situation en quelques mots — un pharmacien vous rappellera en toute confidentialité. N'inscrivez pas de renseignements médicaux détaillés dans ce formulaire.
Une question sur votre traitement ?
Appelez-nous : un pharmacien peut vous répondre directement.
(450) 689-8181Contenu révisé par un pharmacien de la pharmacie · Mis à jour en juillet 2026
Cette page est fournie à titre informatif et ne remplace pas l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien. Elle ne vise pas à promouvoir un médicament en particulier. Parlez toujours à votre équipe traitante avant de modifier un traitement.